Friday, Juillet 1, 2022

Exposition

LES ENFANTS DU PARADIS PERDU | Par Solomon Jamy Brown

Commissaire: Ina Contemporary Art

«Quand j'étais un enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; quand je suis devenu un homme, j'ai mis fin à ce qui était de l'enfant. »

Imaginer un projet antagoniste serait évoquer ces enfants qui, penseurs la nuit dans leur lit, se font une idée de leur vie future.
Ici, Childhood Memories présente des adultes tourmentés par leurs souvenirs d'enfance.
Les mises en scène en noir et blanc sont le témoin d'un passé oublié, chaque élément visuel faisant référence à un souvenir.
L'adulte vieillit mais l'objet reste intact, donc une commode joue son rôle de boîte de Pandore, comme un trésor intouchable et éternel. L'imagination est la seule clé qui reste au spectateur pour comprendre les images.
La scène de tournage apparaît ici comme une rencontre, un échange humain, nostalgique et précieux.
La lumière choisie devient le synonyme d'une certaine douceur, considérée par Solomon Jamy Brown comme le meilleur moyen de délivrer un message. Dans ce projet, la connaissance, considérée comme un atout, laisse place à la réflexion et à l'insouciance.
Le paradis perdu ferme les yeux sur le reflet et l'expérience pour privilégier une pensée, et une action instinctive.
Mais quel est ce paradis perdu? Ce serait un «réceptacle», un jardin secret, débordant d'imagination, de plaisir et de naïveté.
Que l'enfant soit heureux ou pas, il possède cette petite boîte personnelle. Pourtant, en grandissant, l'enfant apprend la vérité, sa vision de la vie devient troublée, altérée par une réalité trop difficile à accepter.
À première vue, Childhood Memories semble présenter un sujet du passé. Pourtant ces croyances restent d'actualité et interrogent l'humain sur sa place dans la société, ses ambitions et son avenir.
Centrée sur la représentation de cette préoccupation, l'œuvre de Solomon Jamy Brown fonde le rêve d'un monde plus authentique.
Les modèles de ce projet sont les acteurs de cette renaissance. Le travail photographique a figé, un instant, cette vie qui passe trop vite.

À propos de Solomon

Solomon Jamy Brown et a passé ses premières années au Togo. Il vit et travaille aujourd'hui à Paris.
En Afrique, il découvre la photographie en voyant son père passer des heures dans un laboratoire photo noir et blanc.
Arrivé en France pour étudier le génie logiciel, Solomon reprendra une décennie plus tard, en parallèle de son métier, la photographie, qui est sa grande passion et son engagement artistique.
Solomon Jamy Brown aborde la photographie de manière complète et structurée en apprivoisant également l'environnement du studio et en utilisant les techniques de la photographie argentique.
En 2016, il expose une série de portraits d'activistes engagés et bénévoles, «Osez Citoyen», place de la République à Paris, sous les auspices de la Jeune Chambre économique de Paris.
En 2017 et à nouveau en 2018, il organise à Paris des «interviews instantanées», un événement remarqué entre acteurs culturels et passionnés de photographie.
Aujourd'hui, son nouveau projet «Les enfants du paradis perdu», aborde les thèmes des souvenirs d'enfance, prendra près de 2 ans à se réaliser.
Présenté à partir du 4 mai au Renaissance Trocadéro, puis du 13 au 16 juin, Solomon Jamy Brown présentera une série d'images, première étape d'un vaste et ambitieux programme de recherche artistique qui s'enrichira au fil des années. les années à venir.